le risque industriel

Le risque industriel est la survenue d’un accident au sein d’un établissement industriel : usine, silo… , dont l’impact se fait sentir à l’intérieur d’un certain périmètre et qui peut avoir des conséquences pour les personnes, les biens et l’environnement.

Ce risque peut se manifester de diverses manières :

  • Incendie : les céréales, graines ou autres dégagent des poussières inflammables qui peuvent être la cause de propagation du feu.
    La chaleur peut provoquer des brûlures et la fumée, qui peut être toxique, causer des asphyxies.
  • Explosion : le mélange de certains produits peut dégager en un temps très court un grand volume de gaz portés à haute température.
    La déflagration peut provoquer des brûlures, des traumatismes internes (poumons, tympans) ou indirects, dus au bruit ou à l’onde de choc.
  • Rejet de produits dangereux : dans l’air, l’eau ou le sol.
    Cela peut entraîner divers troubles, tels que des irritations des yeux ou de la peau…

Saint-André est concernée par l’implantation de deux silos :

  • Silo de la Société Coopérative Agricole CAP SEINE situé à l’angle de l’ancienne voie ferrée Evreux / Dreux et de la rue de la Libération.
  • Silo de la société Coopérative Agricole de la Région Drouaise (C.A.R.D) situé le long de la rue de Jumelles et à proximité de la voie ferrée.

Selon la notice d’impact de l’exploitant, les silos implantés à St-André ne présentent pas de dangerosité particulière : pas ou peu de nuisances sonores, absence d’émanations gazeuses, peu de résidus.
Ces silos de stockage de matières organiques relèvent du régime de l’autorisation conformément à la législation des Installations classées pour l’Environnement (I.C.P.E). Ces établissements ne sont cependant pas considérés comme particulièrement dangereux mais il ne faut pas négliger le risque potentiel généré par les silos.
Aussi la législation, en la matière s’est-elle renforcée de manière considérable.

Ceci particulièrement par le biais de l’arrêté ministériel du 29 juillet 1998 (ministère de l’aménagement du territoire et de l’environnement), qui insiste sur la sécurité et délimite un périmètre autour du silo, afin de diminuer l’exposition au risque.

Prévention

Les silos sont soumis à certaines règles contraignantes dans un souci de protection du voisinage et de limiter, autant que possible, les inconvénients, notamment en terme de sécurité.

Obligations pesant sur les exploitants :

Les personnes qui sont responsables de l’exploitation du silo ont l’obligation de respecter certaines prescriptions. Ils doivent élaborer une notice d’impact évaluant avec précision les effets de leur installation et les nuisances qu’elle peut engendrer. Les risques encourus doivent être identifiés, les dispositions à prendre en cas de sinistre doivent également être prévues.

Maîtrise de l’urbanisme :

Un périmètre de protection, où l’occupation des sols est strictement réglementée est instauré afin de limiter les risques pour la population. Cette distance d’éloignement est de 50 mètres. Ce périmètre est pris en compte au sein du Plan d’Occupation des Sols.
Des restrictions et des interdictions d’aménagement de l’espace sont prévues à l’intérieur des zones de sécurité. Les constructions et autres usages du sol dans ces zones sont soumis à certaines prescriptions. Un permis de construire peut d’ailleurs y être refusé.

Mesures de contrôle :

Un contrôle régulier est effectué par les inspecteurs des installations classées de la Direction Régionale de l’Industrie, de la Recherche et de l’Environnement (D.R.I.R.E.).

Mesures de protection - Conseils

Un plan de secours est élaboré par l’industriel ; le personnel a des consignes de sécurité et les moyens de joindre les services de secours.

En cas de sinistre :

En cas de danger, la population sera avertie soit par un signal d’alerte, une voiture haut-parleur, le maire ou un agent communal.

Il importe alors de respecter quelques consignes essentielles :

  • rejoindre le bâtiment le plus proche ;
  • fermer portes et fenêtres, boucher les aérations, arrêter la ventilation ;
  • s’éloigner des portes et fenêtres ;
  • se conformer aux instructions données par les autorités ;
  • en cas de picotement ou d’odeurs fortes, respirer à travers un mouchoir mouillé ;
  • se laver en cas d’irritation et si possible se changer ;
  • ne sortir que sur ordre d’évacuation.

Si l’évacuation des riverains était à envisager, des possibilités d’hébergement d’urgence existent sur la commune : hôtel, salle des fêtes, foyer des anciens, maison de retraite, gymnase, Mairie.

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