Le risque mouvements de terrain

Il s’agit d’un déplacement plus ou moins brutal du sol ou du sous-sol, provoqué par la pesanteur et une éventuelle présence d’eau.

Ce risque peut notamment se traduire par :

  • un affaissement plus ou moins brutal du plafond de cavités souterraines naturelles ou artificielles (mines, carrières, …),
  • des phénomènes de gonflement ou de retrait liés aux changements d’humidité de sols argileux (à l’origine de fissurations du bâti),
  • un tassement des sols compressibles (tourbe, argile, …) par surexploitation.

Il existe des facteurs aggravants, tels que le climat (précipitations, sécheresse, température) ou l’absence de certitudes et de connaissances concernant le sous-sol.

Saint-André est particulièrement concernée par les mouvements de terrain qui peuvent être :

  • lents et continus : affaissement de cavités souterraines (carrières).
  • rapides et discontinus : effondrements instantanés de cavités souterraines.

Les exploitations souterraines intensives, effectuées dans le passé, font que la commune est, concernant ce risque, classée dans la catégorie prioritaire.
Il s’agissait pour la plupart, de marnières forées par les agriculteurs afin de fertiliser les sols. Ces cavités, souvent obstruées de façon sommaire, ne sont actuellement plus localisables et l’urbanisation, effectuée sur certains terrains anciennement exploités, fait alors courir des risques aux personnes et aux biens.

On peut ainsi distinguer deux risques :

  • L’effondrement du bouchon du puits.
  • L’effondrement du toit d’une chambre d’exploitation.

 

Le vide souterrain peut également être naturel, l’écoulement karstique se manifestant alors par des effondrements appelés bétoires.
Que l’origine soit anthropique (marnières) ou naturelle, il importe d’être vigilant surtout en périodes de fortes pluies. Le facteur déclenchant des effondrements est souvent de fortes averses, qui accélèrent le vieillissement de la structure de l’ancienne exploitation. De même, les infiltrations d’eau contribuent à fragiliser le calcaire et à faciliter le lessivage de l’argile.

Prévention - Recommandations

Différentes mesures peuvent être prises ou préconisées par la commune, mais aussi par des professionnels compétents en la matière.

Maîtrise de l’urbanisme :

Les différentes zones, présentant un risque géologique, sont repérées et un inventaire des cavités souterraines connues est fait, par la Direction Départementale de l’Équipement.
Ces zones sont prises en considération au sein du Plan d’Occupation des Sols.
Conformément au principe de précaution, la détection d’indices de cavités souterraines est prise en compte. Les constructions et autres usages du sol dans ces zones sont soumis à certaines prescriptions.
Un rayon de sécurité de 50 mètres est ainsi mis en place. Une étude préalable du sous-sol est alors nécessaire à tout projet de construction au sein de ce périmètre.
Les présomptions de cavités sont également considérées.

Peut-on détecter une marnière ou autre cavité ?

La détection des cavités souterraines n’est pas toujours aisée, mais diverses techniques sont utilisables :

  • Étude d’archives : les anciennes demandes d’ouverture d’exploitation souterraine y sont mentionnées.
  • Sondages gravimétriques ou carottages, pour permettre ensuite au puisatier d’intervenir.
  • Sondages de reconnaissance : des puisatiers peuvent déboucher ou creuser des puits de taille métrique permettant l’accès aux cavités.
  • Visite de la cavité par un spéléologue qualifié afin de déterminer son extension, son volume et son état.
    Le citoyen a également un rôle à jouer. Il est nécessaire d’adopter une attitude responsable, afin de ne pas augmenter le risque encouru par la population.

 

L’article 159 de la Loi du 27/02/02 (dite “démocratie de proximité”) oblige toute personne publique ou privée, ayant connaissance d’une carrière ou d’une marnière, à en informer le Maire.

Mesures de protection - Conseils

En cas de menace ou de survenue d’incidents, plusieurs précautions sont envisageables. Des experts peuvent demander la mise en place de techniques curatives pour atténuer ou éliminer le risque :

  • Tant que l’effondrement est laissé en l’état, il convient de baliser son périmètre afin d’éviter tout risque d’accident.
  • Renforcement de la structure de la cavité grâce à des piliers en maçonnerie, injection de ciment dans les parois…
  • Maintenir l’évacuation des eaux pluviales en dehors de la zone à risque.
  • Le rebouchage de la cavité peut aussi être envisagée. Mais, il ne faut en aucun cas reboucher avec des éléments potentiellement polluants pour la nappe phréatique.

De manière générale, il importe d’agir avec précaution. Les travaux de reconnaissance doivent être confiés à un bureau d’études spécialisé en matière de cavités souterraines.
De même, l’évolution de l’effondrement et de son périmètre doit être étroitement surveillée, afin de prendre les mesures adéquates en cas d’aggravation.

En cas de sinistre :

  • Porter secours aux éventuelles victimes (ne pas entrer dans la cavité soi-même),
  • prendre des mesures de sécurité : instaurer un périmètre de sécurité, ne pas entrer dans un bâtiment endommagé…
  • prévenir les autorités (Commune, Gendarmerie) ainsi que l’assureur et le propriétaire du terrain.

En cas de danger, la population sera alertée : téléphone, contact direct par le Maire ou un agent communal.
En dernier recours, il peut être envisagé la mise en arrêté de péril et l’évacuation des habitants. Des possibilités d’hébergement d’urgence existent sur la commune : hôtel, salle des fêtes, foyer des anciens, maison de retraite, gymnase, Mairie.

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